mercredi 28 février 2007

Combattre le feu par le feu...

Après 6 jours de manège, j'ai finalement décidé d'aller consulter.

Pleine de bonne volonté, moi qui déteste les hôpitaux, je m'y suis pointée, dans l'espoir de voir un spécialiste venir à bout de mon tournis.

Le spécialiste en question n'a pas su quoi me répondre en entendant mon cas. Il a observé mes oreilles et vérifié mes réflexes, en vain. Je suis étourdie depuis près d'une semaine et on ne peut m'affirmer avec certitude que ce n'est pas grave. On m'a prescrit des médicaments anti-vertiges pour lesquels ont me met en garde : peut irriter l'estomac, à prendre avec de la nourriture, peut causer la somnolence et des étourdissements.

C'est à n'y rien comprendre. Je suis étourdie et le truc qui doit me guérir cause des étourdissements.


Bah.. en autant que ça fonctionne...

C'est une histoire à suivre.

mardi 27 février 2007

La bitcherie du jour

Le CH échange Rivet, c'est plate.

Moi j'le déteste Rivet, j'aurais préféré qu'il reste à Montréal...

lundi 26 février 2007

Montagnes russes

Depuis maintenant 4 jours, je suis complètement déboussolée. Ma tête est en orbite même si j'ai les pieds sur terre. J'ai l'impression d'être complètement saoule tellement les objets tournent et le plancher tangue. J'ai l'impression d'être en pleine mer, en pleine tempête. Je vous jure, ça fait presque peur.
Détrompez-vous, je ne suis pas sur la galère et ivre depuis plus de 72 heures. Je suis même au travail au moment d'écrire ces lignes.
Mon diagnostic : aucun pour l'instant. Certaines personnes de mon entourage me parlent de labyrinthite, je ne suis pas certaine.
Le plan de match : dormir ce soir et aller à la clinique demain si je suis encore en bateau.
Je croise les doigts pour que le manège stoppe.

mardi 20 février 2007

Péché capital #2 : l'avarice

J'ai longtemps travaillé dans des boutiques de linges et il n'y a rien que je trouvais plus pathétique que les gens qui viennent s'acheter des vêtements et qui les rapporte le lendemain.

Ils sont là devant la vendeuse, à essayer d'inventer une raison pourquoi ils ramènent le vêtement en question : "ah c'était pour ma soeur...", "ça fait pas finalement.." (quand tu sais très bien que tu étais là la veille, que tu as vendu le jeans et qu'elle était très satisfaite de la coupe)... ET quand le plus sérieusement du monde, ils te disent : "ah nonon, je l'ai pas porté" (quand il y a plein de poil de chat sur le morceau en question)...

Ben ouais, parce qu'en plus d'être sous-payées, les vendeuses sont nécessairement connes. Voyons donc, on le voit immédiatement quand les vêtements ont été portés, on n'argumente pas parce que c'est notre travail de sourire et de vous rembourser, mais nous ne sommes pas dupes. Oh que non.

Bref, jadis, quand je travaillais dans les boutiques, j'avais l'impression que les gens qui achetaient des vêtements, les portaient pour ensuite se les faire rembourser étaient nécessairement des avares profiteurs. Je trouvais ça terrible.


....quelques années plus tard....


Aujourd'hui, j'ai acheté quelque chose en ayant la profonde certitude que j'allais le porter seulement une fois. J'ai SU, que j'allais rapporter la chose au magasin après l'avoir utilisée. Pour un costume, j'avais besoin d'une veste de chasse. Une veste sans manche, orange très flash style brigadier. Il se trouve que je ne pratique pas la chasse et que je n'ai pas l'intention d'échanger mon boulot de communication pour un travail de brigadier.

C'est décidé, j'irai me faire rembourser la veste dimanche. J'inventerai que c'était pour mon père, mais que finalement il en a reçu une plus belle de son frère... Après l'avoir portée pendant 3 jours, je regarderai la vendeuse dans les yeux en lui assurant que mon père ne l'a qu'essayée.



Je me sens cheap, mais wise.

lundi 19 février 2007

Que personne me gosse...

... avec la victoire d'hier du Canadien de Montréal sur les Blue Jackets de Columbus.


1 - Vous savez très bien que ça veut rien dire.

2 - Vous savez que le CH menait 3 à 0 en début de troisième.

3 - Vous m'en reparlerez quand le tricolore aura gagné deux ou trois autres parties et qu'il aura remonté au classement.


J'ai dit.

apocalypse, porno et entrepreneurship

La fin de semaine a eu son effet bénéfique sur ma petite personne.

Levée du mauvais pied le vendredi matin, j'étais plutôt contente de retourner au travail après deux journées emprisonnée chez moi par la neige qui s'était abattue le mercredi sur l'Estrie.

Il est important de mentionner ici que de seulement dire "la neige" est pratiquement ridicule puisqu'il faudrait dire "la prodigieuse accumulation" et que même là, j'ai peine à croire que ça résume la situation de crise à laquelle la ville de Sherbrooke a fait face la semaine dernière. En gros, ça ressemblait à "La guerre des mondes" en blanc. Jamais vu ça. Veux plus voir ça.

Bref, un vendredi ordinaire, une Gloria contente de sortir de la maison, même pour le travail.

Un vendredi soir ordinaire aussi. Un "Ma fille mon ange" plutôt insatisfaisant.
J'aurais aimé ne pas voir la fin et j'aurais aimé sentir que le personnage de Nathalie avait une autre raison que d'avoir envie de se sentir désirable pour faire du live sur Internet. Sept (7) personnes déçues à la sortie du cinéma. Une Gloria encore plus déçue d'avoir organisé l'activité. Certes. Une bonne fin de soirée à tout le moins!

Un samedi reposant. Flâner dans les magasins, même sans rien acheter, ça ramène sa femme.

Un samedi soir entre amis. Un sauté de poulet et légumes, du vin à profusion, des discussions qui dérapent largement du cadre de l'acceptable et bien des photos. Du plaisir à l'état pur quoi.

Un dimanche "pâte". Un petit dej au Cora, complètement bondé à midi. Les Jutras en soirée.

Une Gloria prête à affronter la nouvelle semaine.

Soit. Un semaine très courte puisque je pars mercredi et jeudi dans un congrès de la fondation de l'entrepreneurship à Montréal. Juste question de faire semblant que je suis vraiment importante. Question d'aller distribuer/recevoir des cartes d'affaire et discuter avec des gens tous plus vieux les uns que les autres. Question d'aller virer une brosse avec des amis. Un bon prétexte finalement.

vendredi 16 février 2007

le bonbon du jour...

Le CH maintenant en 10eme place...



Fosberg à Nashville...





Meilleure chance la prochaine fois Montréal...

mardi 13 février 2007

Péché capital #1 : l'envie.

Aujourd'hui, dans le cadre de mon travail, j'ai rencontré une femme admirable. Pas qu'elle soit connue ou qu'elle occupe un travail d'une importance capitale. Pas non plus qu'elle sauve des vies ou qu'elle voyage à travers le monde entier.

La Geneviève en question, formée en graphisme, est partie de la grand'ville il y a maintenant 9 années pour venir s'installer dans une petite région des cantons de l'est avec son amoureux. Ils ont tout laissé tomber pour s'installer en campagne. Neuf années plus tard, Geneviève et son amoureux ont une compagnie d'infographie/graphisme, trois petits garçons et une qualité de vie incroyable. Ils ne regrettent en rien leur choix et sont heureux au quotidien.

Je ne sais pas pourquoi, mais à la fin de notre rencontre, j'ai eu l'impression d'envier cette femme.

Sûrement pas parce qu'elle a trois petits garçons puisque je n'aime pas tellement les enfants. En fait, j'ai plutôt l'impression que c'est eux qui ne m'aiment pas. Je n'ai pas "le tour" avec les enfants. Je n'ai pas ce don incroyable qu'ont les femmes que j'observe de "manier" les petits. Je suis maladroite et je ne ressens aucunement l'appel de la nature en ce qui à trait aux bambins pour l'instant.

Je n'enviais pas non plus Geneviève parce qu'elle avait quitté Montréal pour venir s'installer en région. Bien que je n'aspire pas nécessairement à habiter coin St-Catherine/St-... (j'ai trop peur d'écrire un coin qui n'existe pas...), venant d'une petite région, j'ai toujours affirmé haut et fort que je n'habiterais pas "en région" quand je serais vieille. Elle n'avait donc pas suivi un itinéraire dont je rêvais.

En fait, sur le chemin du retour, je me suis questionnée à savoir ce que cette femme avait et que je pouvais bien jalouser. Certainement pas les enfants. Pas non plus l'endroit de rêve où habiter.


J'ai réalisé qu'au fond, j'enviais l'assurance de Geneviève, sa certitude quant à ses choix de vie et sa réussite. Au-delà de sa réussite profesionnelle, elle était heureuse. Elle transpirait la passion.


Je ne m'exilerai probablement jamais en région pour faire ma vie avec un homme.
Je n'aurai certainement pas trois enfants.
Mais j'espère qu'un jour quelqu'un, en m'observant travailler, pourra m'envier et dire que je suis une passionnée.

lundi 12 février 2007

de l'aversion pour...

J'aime détester des choses, particulièrement celles que les gens aiment.


Dans la top list des choses que j'aime particulièrement détester se trouve, dans le désordre :

- le Canadien de Montréal (pas seulement parce que mon père était un inconditionnel des Nordiques de Québec et qu'il détestait - et déteste toujours - les Habs, mais bien parce que les connaissances que je possède en matière de hockey me font sentir que le CH est une équipe largement surestimée par les québécois alors qu'elle n'a rien, mais rien du tout, d'exceptionnel)

- les tomates.

- Noël (la fête)
Non pas parce que je trouve que "la fête du petit Jésus est devenue la fête des cadeaux", mais parce que je déteste les cadeaux. J'adore en donner, mais en recevoir, c'est l'enfer. J'angoisse et j'essaye de changer de sujet pour repousser le moment de les déballer. Déballer des cadeaux me gêne. Non je n'ai pas peur que mon expression trahisse mon mécontentement pour un cadeau, je ne suis jamais déçue d'un cadeau. Les cadeaux me font peur, me font angoisser et je deviens super mal à l'aise quand vient le temps de les ouvrir. À ce sujet justement, j'ai trouvé une liste des phobies sur Wikipédia et la phobie des cadeaux y figure, ce qui ne fait que renforcer la mienne.

- les sudokus.

- les têtes à claque.


... et bon nombre d'autres choses à la mode.

mercredi 7 février 2007

5 à 7 famine

Encore une journée de lave-glace aujourd'hui. Comme si j'avais les moyens de dépenser ma paye en liquide bleu qui ne se boit même pas.


Certes.

Ma soirée d'hier soir a été très enrichissante. Vraiment.

Une Gloria au bord de la mort tellement elle est tenaillée par la faim se présente dans un charmant 5 à 7 pour le boulot où la moyenne d'âge est au moins le double du sien. Soulagée, se disant que les têtes grises n'auront ni la force ni l'appétit de tout manger ce qui se trouve sur les tables, Gloria se détend en se disant qu'au moins, même si la présentation est à s'ouvrir les veines, elle pourra manger à sa faim.

La (mortelle) présentation débute donc, le chercheur présentant les résultats d'une étude n'ayant nullement saisi que de tousser dans un micro ne fait jamas bonne figure. De plus, ledit chercheur PPPrononce PPPuissamment et avec PPPassion chacun de ses "P" qui a comme effet de faire sursauter toutes les PPPersonnes de la salle. Relaxant à souhait.

Gloria de se rabattre sur la nourriture pour finalement se rendre compte que la dame d'en face, qui fait facilement deux fois son poid, a déjà englouti la moitié des petits sandwichs-pas-de-croûte.

La présentation se déroule donc relativement bien, évidement le chercheur aux "P" énergiques se déchaîne en fin de PPPrésentation et tire de leur torpeur toutes les têtes grises qui somnolaient déjà depuis un bon moment. Arrive alors le moment de socialiser. Gloria, n'ayant pas assez mangé, se voit donc contrainte de se lever, de serrer des mains et de rencontrer des gens dont elle réalisera plus tard n'avoir aucun souvenir.

Somme toute une bonne soirée.
Gloria, rentrée tard, mais satisfaite de son meilleur coup de la soirée : avoir subtilement lancé deux raisins vert dans le café de son patron distrait lors de la conférence.

La récompense : un patron interloqué, affirmant (trop) fort : Hey, y'a un raisin dans le fond de mon café.. !

PPPourquoi PPPas!

mardi 6 février 2007

La vache

Selon D, l'adjointe administrative de l'endroit où je travaille, la totalité des animaux peut vivre 365 jours par année à l'extérieur.

Cette pertinente information m'a été communiquée lors d'une discussion concernant les vaches à savoir si c'était physiquement possible pour celles-ci de survivre à l'hiver sans grange. Il semblerait que oui. Les vaches, de m'apprendre D, sont des animaux très résistants.

Moi : Est-ce que leur museau gèle?
D : Ben voyons, Gloria, leur museau gèle pas, c'est résistant, une vache.
Moi : Ouais, mais leur museau... il est mouillé, non?
D : ...
Moi : ...

* silence de 30 secondes durant lequel j'éclate de rire... *

D : quoi?
Moi : La vache, c'est vraiment l'animal idéal. C'est gros, mais tu laisses ça dehors à l'année, tu laves ça à la "hose" pis t'es même pas obligé de la brosser (toujours en riant) .. est-ce que c'est affectueux, une vache?
D : ... je vais retourner travailler...

Si je peux même plus déconner, qu'est-ce qui va me rester!?

Assez.

Je ne suis pu capable :

- des accomodements raisonnables dont nous avons largement entendu parler durant les dernières semaines. Que peut-il rester à dire sur le sujet? Décrochez.
Vivement un énième Star Académie pour qu'un autre acadien fasse les machettes et chante "Évangéline" pour faire brailler toutes les matantes.

- des gens qui capotent sur le Canadien de Montréal, qui sont en extase à chaque victoire et qui crient "à la coupe" dès que l'équipe gagne 2 parties de suite.

- des gens de mon entourage qui partent dans le sud sans moi.

- des émissions en reprise à Canal D. J'exige de la nouveauté!

- du froid sybérien auquel le Québec doit faire face.

- des décorations, des chocolats, des cartes, des fleurs et des promotions de St-Valentin.

- des "bonnes" femmes qui secouent les bébés pour les faire taire. Bordel, si vous voulez pas d'enfants ou si vous êtes pour les secouer, la solution, c'est peut-être d'attendre un petit peu ou simplement de ne pas en avoir?
(ok, je sais que c'est plus compliqué que ça, que les femmes qui secouent leur enfant sont souvent au bout du rouleau, épuisées et sans ressources, mais il n'en reste pas moins que je trouve ça inconcevable)

- de l'argent qui mène le monde, qui fait en sorte que j'ai un budget serré pour le prochain mois et qui va restreindre, voire même anihiler (désespoir!), toutes mes dépenses folles et inutiles.

- du temps qui passe trop vite sans pour autant que ce qui s'y passe soit toujours intéressant et à la hauteur de nos attentes.

- des petits danones que j'achète qui sont si petits que je les égare dans mon réfrigérateur et que je dois jeter parce que je les retrouve seulement quand ils ne sont plus bons.

- des sites et émissions de rencontre qui nous promettent de trouver la perle rare. Foutaises.

- des reality show, toutes catégories confondues, qui présentent des gens débiles et avides de gloire instantannée prêts à faire pratiquement n'importe quoi pour voir leur face dans un kodak l'espace d'un instant.

- d'Anne-Marie Losique qui fait sa bitch partout où elle passe pour vendre les trucs ridicules, mais ô combien lucratifs, qu'elle réalise.

- de ne pas comprendre l'humour douteux des Têtes à claque et l'engouement que le phénomène suscite chez trop de gens.


Voilà, mon chialage en rafale. J'irais pas jusqu'à dire que je suis soulagée, mais au moins, je tiens mon blog en vie.

vendredi 2 février 2007

Canal D-ivore

- Avant de débuter de post, vous devez savoir que j'ai une fascination (qui frôle l'obsession) pour toutes les choses policières, morbides et sanglantes touchant de loin ou de près les tueurs en série, les meurtres, les fantômes, les revenants, les enquêtes nébuleuses et les légendes urbaines -

Vous comprenez donc, par cette éloquente déclaration, que ma chaîne télévisée de prédilection est Canal D. Je passe la grande majorité de mes temps libres à écouter TOUT ce qui passe à Canal D. Quand je dis tout, je parle aussi des reportages sur les grandes constructions, les bio/filmo/musico graphies de tous et chacun, les documentaires sur les babouins - qui ma foi sont des animaux immondes beaucoup plus méchants que nous le croyons et qui vont même jusqu'à manger des flamants roses et des bébé antilope - ainsi que les vieux cabarets de l'humour datant des années 90. Je suis Canal D-ivore.

Évidemment qui dit Canal D dit bon nombre d'émissions aux titres accrocheurs comme : Un tueur si proche, Dossier mystère, Les grands détectives, Autopsie, Chasse à l'homme, Hantise, Légendes urbaines, Experts en crime, Dossier FBI, Interpol enquête, Preuve à l'appui et j'en passe! Ces titres, eh bien ils m'accrochent. Ils sont comme des aimants pour moi.

Le problème ne se situe pas dans le fait que j'affectionne particulièrement Canal D et la multitude d'émissions que la chaîne m'offre, mais bien sur le point que je possède une imagination (très) fertile. Écouter Canal D consitue, en soi, un bon moyen d'alimenter sa culture générale, j'en conviens. Le seul hic est que Canal D approvisionne aussi mon cerveau d'un bon lot d'images machiavéliques qui collent et perdurent dans mon esprit.

J'en suis impreignée, à un point tel qu'il m'est désormais impossible de voir un sac en bordure de l'autoroute sans me dire qu'il contient peut-être les membres d'une jeune femme décapitée par un tueur en série, de croiser des gens qui louchent un peu sans me demander s'il pourrait faire l'objet d'une émission comme Un tueur si proche, d'écouter les nouvelles sans me demander "Si un tel crime se préparait dans votre entourage, sauriez-vous le voir venir?", d'halluciner que les objets ne sont plus au même endroit où je les avait laissés avant de partir travailler, d'imaginer que des gens puissent entrer chez moi par effraction et y cacher des preuves, de fabuler quant aux divers accidents de la route en croyant qu'il peut s'agir de règlement de comptes ou encore de construire de toutes pièces des scénarios dans lesquels je me retrouve captive d'un maniaque et de me questionner quant aux moyens de m'échapper. Je vous jure, c'est vraiment comme ça que je raisonne maintenant.

Je ne suis pas une personne très angoissée, mais j'aime imaginer des situations extrêmes. Je souffre de "jusqu'au boutisme". Incapable de zapper lorsque j'écoute Canal D, je DOIS écouter les émissions jusqu'à la fin, même s'il est tard et même si j'ai peur.

J'avoue tout, Canal D a définitivement un magnétisme incontrôlable sur ma personne et me pousse, malgré moi, à m'imaginer les pires scénarios.



J'hésite à publier ce genre de post de peur d'avoir l'air freak. Comme quand j'affirme avec un sourire plus-que-satisfait, à la dame d'Hema-Québec, alors qu'elle entre l'aiguille dans mon bras, que "j'aime vraiment ça donner du sang!". Ça laisse les gens perplexes.

jeudi 1 février 2007

Mes amis les objets

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours baptisé des objets. Au début, il s'agissait d'oursons ou d'autres animaux en peluche. Avec le temps, j'ai pris la (mauvaise?) habitude d'attribuer des noms aux choses qui m'entourent.

En date du 1er février 2007, je possède donc :
- un playmobil qui est suposément une femme et que j'ai baptisé Ruth.
- un petit renne volé dans un restaurant de déjeuners de la rue Denault à Sherbrooke qui s'appelle Gaston Guay-Castonguay.
- un mini "toutou" de foire jaune et orange pour lequel les gens ne sont pas d'accord à savoir s'il s'agit d'un reptile ou d'un rongeur et que j'ai affectueusement nommé Anatole.
- un gros singe brun portant fièrement un t-shirt de Salad Fingers (www.fat-pie.com) et qui se prénomme Tod.
- Trois (3) dauphin-sent-bon-pour-voiture abbuflés respectivement des sobriquets suivants : Gaëtan Tanguay premier, Gaëtan Tanguay second et Gaëtan Tanguay the third.
- un petit chien provenant directement d'un joyeux festin de chez McDonald baptisé Joss-lin.
- le prédatooor : un requin-sent-bon-pour-voiture.
- un chat dur et turquoise (?) qui se nomme Brigitte.

J'ai aussi donné à une amie, la chose la plus hideuse au monde l'année dernière ; une statuette promotionnelle MolsonEx. Il s'agit en fait d'un bubblehead d'une "pitoune" MolsonEx vêtue d'un petit top moulant et de leggings et qui s'était vue attribuer l'hétéronyme de Samantha.

En fait, je ne suis ni solitaire ni névrosée ni en manque d'affection ni malboule ni inconsciente ni dérangée ni sous l'effet de sédatifs pour chevaux.

Je donne des noms aux choses en sachant très bien que ce sont des choses, je ne pense pas qu'elles peuvent me répondre et je crois encore moins qu'elles savent qu'elles ont un nom. Non. Ça non. Je donne des noms à mes objets pour le plaisir, simplement, pour leur donner plus d'importance qu'elles ne devraient en avoir en temps normal...


Chacun ses façons d'avoir du plaisir.


Bon.