La petite montée de lait du mercredi :
Aujourd'hui (et pas seulement aujourd'hui!), j'en ai par dessus la tête des gens qui se font un devoir d'envoyer chier la terre entière pour leurs problèmes. Sérieusement. Je peux comprendre que la vie n'est pas toujours rose. Je peux comprendre que vous manquez parfois de lave-glace en allant au travail. Je peux comprendre que votre patron vous fait la vie dure. Je peux comprendre que vous avez fait une maille dans vos bas-culottes en vous habillant ce matin. Je peux aussi comprendre que votre voiture fait un bruit bizarre et que vous préférez monter le volume quand vous roulez parce que vous avez trop peur du montant total des réparations. Je suis conciliante, je comprends tout ça et j'arrive parfois à ressentir une certaine ampathie.
Mais, est-ce que c'est la faute de quelqu'un tout ça?
Est-ce que quelqu'un doit nécessairement payer parce que vous êtes d'une humeur de chien et que vous êtes pas parlable?
Voyez-vous, j'ai clairement l'impression d'être le punching bag des gens en détresse par les temps qui courent. En plus de me confier leurs problèmes, ils se font un plaisir de me rentrer dedans. De cette façon, ils s'assurent que je ne dispose plus jamais d'une minute de mon temps pour les écouter et encore moins pour les conseiller. Chapeau.
Quand t'es pas parlable, tu restes chez vous.
Je suis pas mère Thérèsa, si je prends le temps de les conseiller et de les écouter, j'ose tout de même espérer un minimum de savoir vivre et de reconnaissance.
Est-ce que c'est égoïste?
mercredi 31 janvier 2007
mardi 23 janvier 2007
Prendre le large
- et si on s'exilaient?
- pourquoi?
- pourquoi pas?
- pas toute suite...
Voici le résumé de ma dernière conversation avec celui à qui je donne généralement le sobriquet "mon homme" (mais qui ne l'est pas étant donné des circonstances tragiques et hors de mon contrôle sur lesquelles je n'ai pas l'intention de m'entretenir plus loin que dans cette parenthèse. Si la situation évolue, je vous tiendrai au courant)
Alors voilà, j'ai eu envie, sur un coup de tête, de foutre le camp au bout du monde. D'aller travailler, d'aller voyager, d'aller visiter. L'idée nous passe tous un jour dans la tête et trop peu de gens l'exécute.
Poussée par l'envie de "changer d'air" et par, il me faut l'avouer, une angoisse incontrôlable de ce qui m'arrivera dans le futur, j'ai flirté avec l'idée de partir pour vivre "autre chose". Je ne sais pas nécessairement ce que j'aurais envie de vivre, mais j'ai toujours eu l'impression d'être un peu sauvage. J'ai toujours eu l'impression d'être retenue captive d'un monde duquel je m'échapperais volontier si on oubliait la porte ouverte par mégarde. Pourtant, je sais bien que je n'ai pas besoin de m'enfuir, je sais qu'il s'agit d'un choix que j'ai à faire et qu'il m'est possible d'aller pratiquement n'importe où.
Est-ce qu'il y a de bonnes et de mauvaises raisons de partir? F. disait toujours que partir c'est le moyen de montrer à la vie qu'on est plus fort et de lui rappeler que le pouvoir de décision nous revient. "Le monde est à nous", qu'il disait.
Mon avenir est incertain. Au fond, je sais même pas si je veux connaître la suite ou si je préfère me laisser aller au gré du vent. Partir où? Pour quoi faire? "Mon homme" avait raison, "pas toute suite".
Quand je saurai ce que je désire y faire, j'irai ailleurs.
- pourquoi?
- pourquoi pas?
- pas toute suite...
Voici le résumé de ma dernière conversation avec celui à qui je donne généralement le sobriquet "mon homme" (mais qui ne l'est pas étant donné des circonstances tragiques et hors de mon contrôle sur lesquelles je n'ai pas l'intention de m'entretenir plus loin que dans cette parenthèse. Si la situation évolue, je vous tiendrai au courant)
Alors voilà, j'ai eu envie, sur un coup de tête, de foutre le camp au bout du monde. D'aller travailler, d'aller voyager, d'aller visiter. L'idée nous passe tous un jour dans la tête et trop peu de gens l'exécute.
Poussée par l'envie de "changer d'air" et par, il me faut l'avouer, une angoisse incontrôlable de ce qui m'arrivera dans le futur, j'ai flirté avec l'idée de partir pour vivre "autre chose". Je ne sais pas nécessairement ce que j'aurais envie de vivre, mais j'ai toujours eu l'impression d'être un peu sauvage. J'ai toujours eu l'impression d'être retenue captive d'un monde duquel je m'échapperais volontier si on oubliait la porte ouverte par mégarde. Pourtant, je sais bien que je n'ai pas besoin de m'enfuir, je sais qu'il s'agit d'un choix que j'ai à faire et qu'il m'est possible d'aller pratiquement n'importe où.
Est-ce qu'il y a de bonnes et de mauvaises raisons de partir? F. disait toujours que partir c'est le moyen de montrer à la vie qu'on est plus fort et de lui rappeler que le pouvoir de décision nous revient. "Le monde est à nous", qu'il disait.
Mon avenir est incertain. Au fond, je sais même pas si je veux connaître la suite ou si je préfère me laisser aller au gré du vent. Partir où? Pour quoi faire? "Mon homme" avait raison, "pas toute suite".
Quand je saurai ce que je désire y faire, j'irai ailleurs.
vendredi 19 janvier 2007
19 janvier
Je déclare officiellement le 19 janvier comme journée mondiale du lave-glace.
Encore un bidon.
Encore un bidon.
mercredi 17 janvier 2007
Dépendance circonstancielle
Tentative de conversation MSNienne :
Emme dit :
coudonc, jpense que je suis pas capable de te parler
G l o r i a dit :
CRIIISSEE
G l o r i a dit :
MOI NON PLUSSSSSSSSS
G l o r i a dit :
Emme !?!
G l o r i a dit :
help.
G l o r i a dit :
j'avoue tout, je suis dépendante de mon MSN et ça me fait chier quand il fonctionne paaaaaaaaaaaaaaaa
G l o r i a dit :
machine du démon.
Bon. C'est dit.
Emme dit :
coudonc, jpense que je suis pas capable de te parler
G l o r i a dit :
CRIIISSEE
G l o r i a dit :
MOI NON PLUSSSSSSSSS
G l o r i a dit :
Emme !?!
G l o r i a dit :
help.
G l o r i a dit :
j'avoue tout, je suis dépendante de mon MSN et ça me fait chier quand il fonctionne paaaaaaaaaaaaaaaa
G l o r i a dit :
machine du démon.
Bon. C'est dit.
vendredi 12 janvier 2007
"Ma dernière baise"
Y'en a marre des histoires de cul du monde.
La génération nintendo-calinours-cannelle-jordy-télévision-stephcarse nous a définitivement souillés. Les gens de ma génération se sont entichés d'eux-mêmes et passent leur temps à se vanter de tout et de rien. Soit. Il est vrai qu'il m'arrive d'en faire autant; il m'arrive de me vanter de trucs ridicules ou de parler seulement pour que les gens apprécient ce que je dis. Il est vrai que je parle de tout, sauf de sexe. En fait, je parle de sexe, mais pas de MON sexe. J'ai peine à croire que les gens puissent vraiment prendre plaisir à raconter leurs folichonneries de la veille. Si une amie me raconte qu'elle a passé la soirée avec un gars, qu'ils se sont bien amusés, qu'elle est heureuse, ça va. Si une amie me raconte dans le détail qu'à 23 h 18 le gars a enlevé ses boxers et qu'il en avait une grosse, je m'en fiche éperdument.
J'ai déjà parlé de sexe. J'ai déjà beaucoup parlé de sexe, mais je n'ai jamais raconté dans le détail une soirée avec un gars. C'est si valorisant de raconter une baise? Faudrait m'expliquer.
Et dans le même ordre d'idée, il faudrait aussi m'expliquer le trip que ça fait de raconter à des gens qu'une personne "le fait" plus ou moins bien. Sincèrement, on a tous déjà eu une (des?) mauvaise expérience. On a tous déjà connu quelqu'un qui restait là, inerte, à attendre qu'on prenne les devants. On s'est tous déjà passé le commentaire (silencieusement) : "c'était pas mal mieux avec X". Ouais, parce qu'on est tous humains, parce que la comparaison est le moyen primaire que nous avons appris afin de se placer dans l'échelle du bonheur et ce n'est pas le point pour lequel je m'indigne. Les comparaisons ne font de mal à personne tant qu'elles ne sont pas révélées au grand jour. Quand j'entend des gars et des filles autour de moi rabaisser leur dernière baise, ça me donne envie de gerber. Elle était poche, so what? Moi, ça me fait rien de savoir qu'Untel sait pas quoi faire de ses mains et qu'Unetelle suce tout croche. Pour ce que ça fait rire : grandissez un peu.
La génération nintendo-calinours-cannelle-jordy-télévision-stephcarse nous a définitivement souillés. Les gens de ma génération se sont entichés d'eux-mêmes et passent leur temps à se vanter de tout et de rien. Soit. Il est vrai qu'il m'arrive d'en faire autant; il m'arrive de me vanter de trucs ridicules ou de parler seulement pour que les gens apprécient ce que je dis. Il est vrai que je parle de tout, sauf de sexe. En fait, je parle de sexe, mais pas de MON sexe. J'ai peine à croire que les gens puissent vraiment prendre plaisir à raconter leurs folichonneries de la veille. Si une amie me raconte qu'elle a passé la soirée avec un gars, qu'ils se sont bien amusés, qu'elle est heureuse, ça va. Si une amie me raconte dans le détail qu'à 23 h 18 le gars a enlevé ses boxers et qu'il en avait une grosse, je m'en fiche éperdument.
J'ai déjà parlé de sexe. J'ai déjà beaucoup parlé de sexe, mais je n'ai jamais raconté dans le détail une soirée avec un gars. C'est si valorisant de raconter une baise? Faudrait m'expliquer.
Et dans le même ordre d'idée, il faudrait aussi m'expliquer le trip que ça fait de raconter à des gens qu'une personne "le fait" plus ou moins bien. Sincèrement, on a tous déjà eu une (des?) mauvaise expérience. On a tous déjà connu quelqu'un qui restait là, inerte, à attendre qu'on prenne les devants. On s'est tous déjà passé le commentaire (silencieusement) : "c'était pas mal mieux avec X". Ouais, parce qu'on est tous humains, parce que la comparaison est le moyen primaire que nous avons appris afin de se placer dans l'échelle du bonheur et ce n'est pas le point pour lequel je m'indigne. Les comparaisons ne font de mal à personne tant qu'elles ne sont pas révélées au grand jour. Quand j'entend des gars et des filles autour de moi rabaisser leur dernière baise, ça me donne envie de gerber. Elle était poche, so what? Moi, ça me fait rien de savoir qu'Untel sait pas quoi faire de ses mains et qu'Unetelle suce tout croche. Pour ce que ça fait rire : grandissez un peu.
Histoire de char
La 55, 8 h 30 ce matin.
Une Gloria se rendant au travail tôt afin de terminer tôt. Il fait zéro, le temps est doux et la chaussée est mouillée. Rien de pire pour commencer la journée, que le sentiment d'impuissance que l'on ressent lorsqu'on doit dépenser le ¾ du lave-vitre (shame on me : lave-glace) que notre voiture peut contenir en si peu de temps... C'est qu'elle a l'air grosse, cette bouteille, quand on l'achète, mais dans mon cas, elle s'évapore en un rien de temps. Peut-être suis-je anormale... peut-être suis une utilisatrice compulsive de lave-glace? Qu'à cela ne tienne, j'ai beau être une maniaque de la propreté de mon pare-brise, il n'en est rien pour l'intérieur de ma voiture. Je suis consciente de mon pathétisme. J'ai parfois honte de conduire des gens tellement c'est la pagaille dans ma pauvre Mazda . À ce propos, je suis particulièrement excédée quand j'entends la même farce (pas si drôle on doit l'avouer) à savoir si j'habite dans mon char. NON. Je suis pas à l'ordre. Point.
8 h 50, arrivée au travail. La lumière m'indiquant que mon niveau de lave-glace est bas s'allume comme je suis dans le dernier droit, juste pour me faire chier.
Un post, du chialage. Ça donne le coup d'envoi à ce merveilleux blogue. Welcome to my world.
Une Gloria se rendant au travail tôt afin de terminer tôt. Il fait zéro, le temps est doux et la chaussée est mouillée. Rien de pire pour commencer la journée, que le sentiment d'impuissance que l'on ressent lorsqu'on doit dépenser le ¾ du lave-vitre (shame on me : lave-glace) que notre voiture peut contenir en si peu de temps... C'est qu'elle a l'air grosse, cette bouteille, quand on l'achète, mais dans mon cas, elle s'évapore en un rien de temps. Peut-être suis-je anormale... peut-être suis une utilisatrice compulsive de lave-glace? Qu'à cela ne tienne, j'ai beau être une maniaque de la propreté de mon pare-brise, il n'en est rien pour l'intérieur de ma voiture. Je suis consciente de mon pathétisme. J'ai parfois honte de conduire des gens tellement c'est la pagaille dans ma pauvre Mazda . À ce propos, je suis particulièrement excédée quand j'entends la même farce (pas si drôle on doit l'avouer) à savoir si j'habite dans mon char. NON. Je suis pas à l'ordre. Point.
8 h 50, arrivée au travail. La lumière m'indiquant que mon niveau de lave-glace est bas s'allume comme je suis dans le dernier droit, juste pour me faire chier.
Un post, du chialage. Ça donne le coup d'envoi à ce merveilleux blogue. Welcome to my world.
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