mardi 10 avril 2007

Si la mort vous intéresse.

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours eu la certitude que j'allais mourir jeune. Pas parce que je n'aime pas la vie ou parce que j'ai peur de l'avenir. Pas non plus parce que j'ai peur de ce que la vie me réserve ou parce que j'ai des idées suicidaires. Non, en fait c'est une conviction que j'entretiens depuis toujours, au grand dam de mes parents et amis qui ne comprennent pas comment je peux être certaine d'une chose aussi morbide.


Malgré les commentaires négatifs (que je respecte tout de même!), je n'ai jamais cessé de croire que j'allais mourir jeune. Jeune comment? là est la question des gens qui ne s'arrêtent pas au fatalisme de mes dires. La jeunesse, c'est relatif, les vieux vous le diront. Pour ma part, quand on me demande, je me contente de répondre que je ne passerai pas pas le cap de la quarantaine et que je vais probablement mourir de manière accidentelle, c'est généralement assez pour que les gens n'aient qu'une idée en tête : changer de sujet. Lorsqu'il m'arrive d'aborder le sujet plus longtemps, la conversation se termine habituellement par un "cesse d'y croire et de le répeter".


La mort ne me fait pas peur, au contraire. J'ai toujours été fascinée par ce passage obligé, par l'inconnu autour de "l'après" d'où l'on ne revient jamais. Selon moi, les gens qui refusent d'en parler ou d'y penser ont peur. Vivre sans jamais penser à la mort, c'est vivre à moitié. La mort, est indissociable de la vie, la mort, c'est l'opposé de la naissance et l'on n'y échappe pas. La mort n'est pas synonyme de fatalité.

Peu importe l'âge que j'aurai quand je vais mourir, une chose est certaine : j'aurai profité pleinement de la vie et je n'aurai pas de regret.

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