lundi 2 avril 2007

Gloria a vu pour vous...

Deux filles, un vendredi soir, bien peu d'énergie et l'irrésistible envie de ne pas penser.

La solution : À vos marques... PARTY! pour toutes les raisons énumérées plus haut, parce que nous avions chacune un billet gratuit pour le cinéma et parce que nous avions vu les autres films présentés ce soir-là.

La soirée s'annonçait tranquille, la salle était bondée d'ados qui espéraient un film à la hauteur d'American Pie, de jeunes filles qui ne souhaitaient que se rincer l'oeil en regardant le corps d'Alexandre Despatie et de gens, comme MM et moi, qui se demandaient en regardant autour, comment ils avaient bien pu aboutir dans cette salle bruyante.

Des attentes bien peu élevées, mais l'espoir d'un petit film qui nous arracherait un sourire en nous remémorant les meilleurs moments de nos adolescences. À la sortie de la salle, nous n'étions pas déçues. À vos marques... PARTY! s'est avéré être un film d'aujourd'hui, un film heureux qui porte un beau message. À vos marques... PARTY! a le mérite de ne pas mettre en avant plan le sexe, la drogue et l'alcool, comme le font généralement (et abondamment) les films d'ados américains. C'est un film honnête, pas parfait, mais qui ne laisse pas le malaise de scènes trop salées que l'on aurait préféré ne pas voir, surtout dans une société où l'âge normal de la fellation s'est effondré vers la dizaine du bas. On avait pas envie de voir du sperme, encore moins dans un film mettant en vedette l'athlète de l'heure et la femme d'Ovila Pronovost. On avait envie d'une belle histoire avec des jeunes qui ne pensent pas qu'aux orgasmes et à la dernière coupe de cheveux à la mode.

Les critiques disaient que la publicité (loin d'être subtile) était beaucoup trop présente dans le film, mais ce n'est pas ce qui m'a dérangé le plus. S'il faut que l'on me montre une tasse Super Écran en gros plan dix (10) fois deux (2) secondes ou encore le gros M doré et gras pendant plus de cinq (5) secondes pour me prouver qu'il est difficile d'avoir du financement au Québec pour faire des films, je dormirai très bien ce soir, j'étais déjà au courant.

En fait, une chose qui m'a fait sourciller, c'est de voir que le très musclé Alexandre Despatie jouait son propre rôle, mais avec un nom différent et que malgré tout, on y croit pas. La distribution est excellente et la majorité des acteurs sont brillants, mais Alexandre Despatie, dans le rôle du plongeur olympique meilleur ami trop gentil du personnage principal incarné par Mélissa Desormeaux-Poulin, ça ne colle pas. Chaque fois qu'il ouvre la bouche, il sonne faux. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il devrait se contenter de montrer son corps et de faire des annonces de McDonald parce que je crois qu'il faut donner la chance à l'homme inexpérimenté. Tu veux faire du cinéma Alex? Hang on.

Bref, À vos marques... PARTY! nous a bel et bien ramenées dix (10) ans en arrière et a livré la marchandise de belle façon. Ma déception majeure, ce n'était ni Alexandre Despatie ni la publicité à outrance, ça été de voir que malgré la guerre interminable que l'on livre présentement afin d'assurer la perrénité de la langue de Molière et qu'avec toutes les chansons francophones qui existent et qui auraient très bien pu "faire la job", c'est une trame sonore pratiquement anglophone qu'on nous a servie pour agrémenter le tout... too bad!

Aucun commentaire: