vendredi 30 mars 2007

Ah la vache!

Massacre à la tronçonneuse : le commencement. Hier soir.

Paisiblement (très paisiblement) installée, prête à recevoir de l'horreur plein la figure, prête à voir des monstruosités, du sang gicler, du sadisme à revendre et des beaux jeunes gens se faire dépecer, j'ai été victime d'un fou rire incroyable.

Le film n'est en fait qu'une suite de gaucheries qui, faute de nous effrayer, nous arrache de nombreux sourires, notamment lors de cette scène : Un vieux cinglé qui sert du ragoût d'humain à sa famille en se plaignant qu'il ne reste plus rien à manger nulle part poursuit en voiture quatre jeunes qui traversent la ville pour se rendre à l'autre bout du Texas. Le jeune conducteur, plutôt téméraire, décide de se faire justice lui-même en sortant son flingue et en tirant à bout portant sur le vieux barjo. Jusque-là, rien d'hilarant. Le coup de théâtre de la scène survient lorsque le sexy conducteur, qui n'avait de yeux que pour le vieux à abattre, est rappelé à l'ordre par sa plantureuse copine qui hurle quelque chose d'inaudible parce que trop strident. Son attention est donc redirigée vers la route où on voit une immence pièce de bétail immobile. On comprend donc que la petite amie au corset débordant criait : "une vache" quelques secondes plus tôt, mais il est visiblement trop tard. L'impact est sanglant.

Pourquoi le vieux fou servait-il de la viande humaine à ses proches en chialant que c'était la famine alors que de telles bêtes étaient encore vivantes?

Comme quoi les histoires d'horreur n'ont pas toujours lieu d'être et pourraient être évitées!

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