- et si on s'exilaient?
- pourquoi?
- pourquoi pas?
- pas toute suite...
Voici le résumé de ma dernière conversation avec celui à qui je donne généralement le sobriquet "mon homme" (mais qui ne l'est pas étant donné des circonstances tragiques et hors de mon contrôle sur lesquelles je n'ai pas l'intention de m'entretenir plus loin que dans cette parenthèse. Si la situation évolue, je vous tiendrai au courant)
Alors voilà, j'ai eu envie, sur un coup de tête, de foutre le camp au bout du monde. D'aller travailler, d'aller voyager, d'aller visiter. L'idée nous passe tous un jour dans la tête et trop peu de gens l'exécute.
Poussée par l'envie de "changer d'air" et par, il me faut l'avouer, une angoisse incontrôlable de ce qui m'arrivera dans le futur, j'ai flirté avec l'idée de partir pour vivre "autre chose". Je ne sais pas nécessairement ce que j'aurais envie de vivre, mais j'ai toujours eu l'impression d'être un peu sauvage. J'ai toujours eu l'impression d'être retenue captive d'un monde duquel je m'échapperais volontier si on oubliait la porte ouverte par mégarde. Pourtant, je sais bien que je n'ai pas besoin de m'enfuir, je sais qu'il s'agit d'un choix que j'ai à faire et qu'il m'est possible d'aller pratiquement n'importe où.
Est-ce qu'il y a de bonnes et de mauvaises raisons de partir? F. disait toujours que partir c'est le moyen de montrer à la vie qu'on est plus fort et de lui rappeler que le pouvoir de décision nous revient. "Le monde est à nous", qu'il disait.
Mon avenir est incertain. Au fond, je sais même pas si je veux connaître la suite ou si je préfère me laisser aller au gré du vent. Partir où? Pour quoi faire? "Mon homme" avait raison, "pas toute suite".
Quand je saurai ce que je désire y faire, j'irai ailleurs.
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